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Investissement locatif 2026 : comment fonctionne le dispositif Jeanbrun ?

Le dispositif Jeanbrun 2026, officiellement baptisé Relance logement, s’inscrira de manière claire dans le paysage immobilier : stimuler l’offre locative privée et relancer la construction de logements neufs. Face au ralentissement des mises en chantier et à la tension persistante sur le marché locatif, ce nouveau mécanisme fiscal vise à orienter les investisseurs vers une stratégie patrimoniale de long terme plutôt qu’une optimisation fiscale immédiate.

Mais concrètement, comment fonctionnera le dispositif Jeanbrun 2026 ? Quels biens seront éligibles, quelles conditions faudra-t-il respecter et quel sera son réel impact fiscal ? Décryptage et analyse par notre cabinet de gestion de patrimoine.

Quel est l’objectif de la loi Jeanbrun pour le logement ?

Le dispositif Jeanbrun 2026 a été conçu par les pouvoirs publics pour répondre à plusieurs enjeux majeurs du secteur immobilier :

  • Relancer durablement la production de logements collectifs.

  • Encourager l’investissement locatif privé dans les zones tendues.

  • Favoriser l’accès à des logements dotés de loyers maîtrisés.

  • Réduire progressivement la pression fiscale qui pèse sur les loyers des investisseurs.

Contrairement aux anciens dispositifs de réduction d’impôt (comme le dispositif Pinel qui a pris fin), le dispositif Jeanbrun repose sur un mécanisme d’amortissement, et non sur une réduction fiscale immédiate.

Quels logements sont éligibles au dispositif Jeanbrun 2026 ?

Ce mécanisme cible exclusivement des opérations contribuant directement à l’accroissement de l’offre résidentielle collective. Pour être éligible, votre investissement doit concerner :

  • Des logements neufs ou des biens acquis en VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement).

  • Des constructions neuves ou des réhabilitations lourdes (lorsque les travaux représentent au moins 30 % du prix global du bien).

⚠️ Attention : Il est important de noter que seuls les immeubles collectifs sont concernés par la loi. Les maisons individuelles sont exclues du dispositif.

Le principe clé : l’amortissement de la loi Jeanbrun

Le cœur du dispositif Jeanbrun 2026 repose sur l’amortissement de 80 % de la valeur du bien :

  • La valeur du foncier est forfaitairement fixée à 20 % (non amortissable).

  • L’amortissement comptable et fiscal porte donc sur les 80 % restants du prix d’acquisition.

Ce mécanisme comptable permet de réduire progressivement vos revenus fonciers imposables, de lisser votre fiscalité sur plusieurs années et d’améliorer significativement la rentabilité nette à long terme de votre patrimoine.

Les trois niveaux locatifs et les taux d’amortissement

Le dispositif prévoit trois catégories locatives distinctes. Selon l’option choisie, les taux d’amortissement et les plafonds annuels varient pour s’adapter à votre situation globale :

1. Le logement intermédiaire

Ce premier niveau offre un taux d’amortissement de 3,5 % par an, dans la limite d’un plafond annuel de 8 000 €. Les loyers sont plafonnés à un niveau modéré et impliquent le respect de plafonds de ressources pour les locataires.

2. Le logement social

Le niveau social propose un taux d’amortissement supérieur de 4,5 % par an (plafonné à 10 000 € annuels). En contrepartie, les loyers sont plus encadrés et les conditions d’accès pour le locataire sont plus strictes.

3. Le logement très social

Pour un engagement maximal, le taux atteint 5,5 % d’amortissement par an (avec un plafond annuel de 12 000 €). Les loyers sont ici fortement maîtrisés pour un public cible plus restreint.

Note : Les grilles de plafonds exactes varient selon le zonage géographique officiel de la commune.

Quelles sont les conditions à respecter pour l’investisseur ?

Pour valider votre éligibilité au dispositif Jeanbrun 2026, plusieurs critères stricts doivent être réunis :

  • Type de location : Une location nue uniquement (la location meublée est exclue).

  • Destination : Le bien doit constituer la résidence principale du locataire.

  • Durée d’engagement : Un engagement de location minimal et continu de 9 ans.

  • Cadre familial : La location doit obligatoirement se faire hors du cercle familial (ascendants et descendants).

Il est capital de bien valider ces critères avant de vous lancer, car l’option fiscale est totalement irrévocable l’année de l’acquisition du bien. De plus, ce dispositif est non cumulable avec d’autres incitations fiscales similaires.

Quel est l’impact fiscal sur le long terme ?

Le dispositif Jeanbrun 2026 ne vise pas un gain fiscal immédiat ou un effet de levier « one-shot ». Son objectif profond est de réduire de manière pérenne l’imposition de vos loyers, de neutraliser vos revenus fonciers sur la durée et de vous aider à structurer une stratégie patrimoniale stable.

Gestion du déficit foncier

Les amortissements pratiqués peuvent générer un déficit foncier. Cependant, selon les règles du dispositif, ce déficit spécifique n’est pas imputable sur le revenu global de votre foyer. Il est en revanche reportable et utilisable uniquement pour neutraliser vos revenus fonciers futurs.

Conséquence sur la plus-value immobilière lors de la revente

Comptablement, les amortissements pratiqués au fil des ans viennent réduire le prix d’acquisition retenu pour le calcul de la plus-value lors de la revente. Toutefois, le bien reste pleinement soumis au régime des plus-values immobilières des particuliers consultable sur le site du Service Public. Vous bénéficierez donc toujours de l’exonération totale d’impôt sur le revenu après 22 ans de détention, et de l’exonération des prélèvements sociaux après 30 ans.

Conclusion : Pour quels investisseurs ce dispositif est-il pertinent ?

Le dispositif Jeanbrun 2026 marque un véritable tournant et un changement de philosophie dans la fiscalité immobilière française. On s’éloigne de l’optimisation fiscale agressive à court terme pour privilégier une vision patrimoniale solide et axée sur la stabilité.

Ce mécanisme est particulièrement pertinent pour :

  • Les investisseurs disposant d’une tranche marginale d’imposition (TMI) élevée et fortement fiscalisés sur leurs revenus fonciers existants.

  • Les profils patrimoniaux recherchant une rente locative nette et durable pour la retraite.

  • Les stratégies familiales de constitution de patrimoine immobilier neuf résilient.

À l’inverse, il s’avère moins adapté pour les personnes recherchant une réduction d’impôt immédiate ou pour les opérations spéculatives de court terme.

📊 Une étude s’impose : Chaque situation fiscale étant unique, la réussite d’un investissement sous la loi Jeanbrun repose sur une fine adéquation entre l’emplacement du bien collectif et vos objectifs financiers globaux.

Vous souhaitez modéliser votre futur investissement et analyser l’impact de ce dispositif sur vos impôts ? Contactez notre cabinet Boyer Gestion Privée à Béziers pour une étude personnalisée.

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